JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE 2017 : « DÉFIS SÉCURITAIRES AU BURKINA-FASO : RÔLE ET RESPONSABILITÉ DES MÉDIAS ».

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A l’instar des autres pays du monde entier, le Burkina a commémoré le 3 mai 2017, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Sous l’égide de l’UNESCO, une halte est marquée chaque année à cette date pour évaluer et magnifier la liberté de la presse telle qu’elle est exercée partout dans le monde. Il s’agit concrètement de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession. A Ouagadougou, pour marquer une pierre blanche, le Centre National de Presse Norbert Zongo (CNP/NZ) a célébré cette journée comme il a toujours fait depuis 19 ans. La cérémonie commémorative a eu lieu dans la salle de réunion de la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP). Il a été question du lancement du prix de la meilleure journaliste burkinabè et du prix Norbert Zongo d’investigation 2017. S’est suivi un panel sur le thème choisi cette année : « Défis sécuritaires au Burkina-Faso : rôle et responsabilité des médias ». En effet, c’est pour interpeller les femmes et hommes de médias sur leur responsabilité par rapport à la menace terroriste.

En tenant compte de la situation mondiale actuelle marquée par la menace terroriste, le thème international choisi cette année est : « des esprits critiques pour des temps critiques : le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives  ».
Étant donné que le Burkina connaît cette même préoccupation mondiale qu’est l’insécurité, le Centre National de Presse Norbert Zongo a jugé bon de poser le débat autour de cette question. D’où le choix du thème national su-mentionné. Les médias entendent donc apporter leur contribution dans la lutte contre le terrorisme. Mais, autant les médias doivent y contribuer, autant ils doivent obéir à leurs principes éthiques et déontologiques dans le cadre de leur travail. Parlant de la liberté de presse, le Burkina occupe la 42ème place au plan mondial, 5ème en Afrique et 1er en Afrique francophone dans le rapport 2017 de Reporters Sans frontière. Il y a de quoi se réjouir mais il reste encore à faire car depuis l’année passé le classement est resté tel. Pas d’avancer, pas de chute. Pourtant, « qui n’avance pas recule  », martèle Boureima Ouédraogo, président du Comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo qui estime d’ailleurs que « la liberté de la presse est une conquête permanente. Elle n’est jamais acquise ». il est judicieux que l’on continu de se battre pour préserver les espaces de liberté déjà acquis en poursuivant la lutte des devanciers pour pouvoir occuper un rang plus honorable.

Lors de ce rendez-vous commémoratif du jour, dans la salle de réunion de la DGCOOP, a été officiellement lancé le prix de la meilleure journaliste. Et, c’est Laure Sawadogo lauréate en 2015 et en 2016 qui a donc lancé la balle à tous ceux qui souhaitent participer au concours, disons la succéder. Ladji Bama détenteur actuel du prix Norbert Zongo d’investigation 2016 a lui aussi procédé au lancement de cette catégorie pour cette année 2017.

Le panel à la dite cérémonie a été principalement animé par Dr Ra-Sablaga Seydou Ouédraogo de l’Institut Free Afrik. Il faudra travailler ensemble contre le terrorisme sans pour autant compromettre les champs de succès des actions des autres.
C’est pourquoi parmi les panélistes étaient représentés des forces de défenses et de sécurité, des acteurs du secteur de médias, des organisations de la société civile et bien d’autres. Il est bien vrai qu’actuellement, le Burkina-Faso occupe la 42ème place au plan mondial et 1er en Afrique francophone en parlant de liberté de presse. Mais, si des organes de presse privé continu de fermer pour faute de moyens de survie, l’on peut craindre de régresser dans les ans à venir.

Histoire de la Journée mondiale de la liberté de la presse

Il faut rappeler que , le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991. Ce fut également une réponse à l’appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias

Moussa Kaboré
Refletafrique.net

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